mercredi 20 juin 2012

Mon premier sommet



Cette nuit, je me suis endormie vers 1h. Normal. Par contre mon réveil a sonné à 1H45... Pas normal ! J'ai eu du mal à me rappeler où j'étais (j'ai cru un instant qu'il fallait que j'aille bosser), mais heureusement il y avait un cafard géant dans une de mes chaussures de rando, ça m'a réveillée, d'un coup ! (j'en avais chopé un dans mon casse-croûte la veille, c'est la fête).



à 2 heures pétantes j'ai retrouvé mon voisin et une autre Française, direction le pied du mont Batur, le 2ème volcan le plus haut de Bali, toujours en activité.
Là-bas un guide nous attendait, on a sorti nos lampes de poche et on est monté. 700 mètres de dénivelé en pleine nuit, le volcan culmine à 1717m exactement.

Le but de la ballade c'était de voir le lever du soleil de la crête du volcan... Bon c'était sans compter les nuages :)





Mais la vue est à couper le souffle (un lac en contre bas, une montagne en face puis la mer, puis un autre volcan - de l'autre côté, un cratère), le calme absolu (on n'a pas vraiment compris pourquoi mais les guides ne nous emmènent pas jusqu'au vrai sommet du coup la haut, il n'y a personne !).



Lumière d'aube
La descente - de plein jour

Mon 1er sommet donc et je comprends maintenant le coup de "mais siii c'est top la rando, quand t'atteins le sommet t'es tellement heureux!" parce que pour le reste j'ai quand même bien donné de ma personne (c'est raide là-haut)!



Le mont Batur, vu du lac - le lac lui même étant un cratère (un volcan gigogne en quelque sorte)

lundi 18 juin 2012

Non, je n'y échapperai pas !





Alors voilà, quand je suis arrivée à Bali, ça a un peu été le choc. Des blancs partout. Des touristes avec micro short et débordements. Des Balinais au sourire trop grand trop figé, des magasins de souvenirs partout. C'était surfait, raaaa j'avais envie de Kérala, de poussière et de rootsitude.

Et oui, Bali n'est pas vraiment une destination de routards-pur-jus. Double preuve : pas de phone shops, pas de dortoirs (= beaucoup plus difficile de rencontrer des voyageurs). Enfin je me suis bien adaptée à :

- une chambre immense pour moi toute seule avec salle de bain (!!!), vue panoramique, terrasse, petit déj servi sur cette même terrasse... le tout au prix d'un dortoir à Bangkok (12€)








- un massage quotidien (4€) : réflexologie, massage balinais, massage de la tête... Le choix est vaste. Allez pour rester dans le mood Nature et Rootsitude bobo, j'ai moi-même préparé les crèmes de mon massage facial du jour :) à base des plantes du jardin bien-sûr.

fleur d hibiscus







- un nouveau petit plat local au nom rigolo chaque jour : nasi Campur, mie goreng, gado gado, satay. Souvent à base de riz, de légumes et de cacahuètes (2€)




- une visite de musée quotidienne (Ubud est la capitale culturelle de Dali, les musées ne manquent pas), là c'est assez agréable parce que il n'y a pas un chat, les salles sont absolument vides et magnifiques ! (5€)


- un spectacle de danse pour touriste (7€) - legong (le gouvernement a fait une liste des danses que l'on pouvait "vendre" et de celles qui devaient rester strictement sacrées). Beaucoup d'expressions sur les visages des danseurs, des petits mouvements saccadés mais gracieux le tout sur du gamelan - musique traditionnelle de percussions en mode gouttes de rosée sur feuilles de bananier (ting, ting, ting).









Me voilà donc largement embarquée de le tourbillon balinais - comme une touriste lambda donc (tout ça pour ça !!! ;). Mais il ne faudrait quand même pas rester trop longtemps mon budget quotidien explose là - trop de tentations !


dimanche 17 juin 2012

La patience du détail...




Ce qui m'a tout de suite marqué à Ubud c'est la finesse des détails. C'est incroyable ! Tout, absolument tout est détaillé, rien de grossier ! Quelle patience pour faire tout ça !

Chaque porte est en bois et finement sculptée et dorée (même celle de ma chambre à 12€ la nuit, j'ai l'impression d'entrer dans un palais :)


Détail d'une porte

Chaque matin les femmes tressent des petits paniers en feuille de cocotiers, y déposent des fleurs coupées, de l'encens et un peu de riz avant de les placer devant la maison / le magasin / le temple (car chaque petit carré de maisons a sa cour et son temple super bien entretenu)



Offrandes du matin... et, ah, petit détail : un bébé lézard :)



Et l'art du détail se retrouve bien évidemment dans la peinture balinaise  traditionnelle, un style naif et ultra précis.

Toiles exposées au musée Neka


Et moi qui suis habituellement fan du "vite fait bien fait" et des gros aplats de couleurs, je dois dire que la logique balinaise m'interpelle avec un résultat qui me plaît bien :)

NB : oui oui la patience je l'ai aussi découverte en Chine mais c'est pas pareil : ici on va peindre des mois et des mois la même toile pour aboutir à un résultat ultra fin, en Chine - même si un certain style de peinture se rapproche de ce que je viens de décrire - on a la patience de l'élève, on reproduit reproduit, et reproduit encore les mêmes traits avant de se lancer 

samedi 16 juin 2012

Herbes médicinales



La petite ville où je suis actuellement s'appelle Ubud et son nom vient de Ubuda qui signifie en indonésien "médecine". Il y avait ici un savoir-faire exceptionnel, perpétué par voie orale et se basant sur la multitude de plantes médicinales poussant dans le coin.
Malheureusement les touristes préfèrent les cours de yoga et les massages (j'aime bien aussi hein ;), du coup ce savoir risque de disparaître très vite, c'est ce que m'a expliqué Suamba, mon guide pour une très belle ballade dans les rizières environnantes.







Pendant 4 heures on a tâté / humé / mangé de la feuille, il m'a fait découvrir le goût des feuilles de curcuma, hibiscus, citronnelle, pandan, chili pepper, et plein d'autres dont j'ai bien vite oublié le nom et les propriétés :)







Bon, attention tout de même certaines plantes sont bien sûr poison si on en mange trop, c'est le cas par exemple de l'étoile de Béthléem (ci dessous :)



vendredi 15 juin 2012

Ganesh



ça fait un moment que je croise des Ganesh. Ca a commencé en Thailande, ça s'est poursuivit en Inde et ça repart de plus belle ici, il y en a partout. (Ici, c'est Ubud, à Bali)

Mais qui est Ganesh ? Et bien c'est un Dieu hindou, à la tête d'éléphant (fils du dieu Shiva et de Pârvatî ; le papa qui était parti longtemps méditer et ne savait pas qu'il avait un fils, lui a coupé la tête alors que le petit gardait l'entrée de la chambre de sa mère. Pour la recoller (la vraie tête ayant roulé, on ne la retrouva pas), Shiva trancha la 1ère tête qu'il croisa (celle d'un éléphanteau) et la plaça sur le corps de son fils qui revit.) Ganesh est toujours représenté dodu, un gâteau à la main (il est très gourmand) et avec une défense cassée (il serait tombé de son rat - le rat étant son moyen de locomotion).

Bref c'est un Dieu sympathique, il est très vénéré et permet à chacun de franchir les obstacles de la vie.

Comme compagnon de route (et notamment de chambre), j'ai aussi retrouvé les petits lézards jaunes :)

Et puis il y a de la nouveauté ! Ma chambre donne sur une cour partagée avec toute une communauté balinaise et... des coqs ! En cage ! Qui se réveillent avec le soleil évidemment :)




mercredi 13 juin 2012

Last one :)



Et oui, une dernière petite nuit Singapourienne pour la route !
Première étape le Raffles, le plus vieil hôtel de la ville et le plus connu, et surtout le Long Bar, seul endroit de Singapour où il est autorisé de jeter quelque chose par terre : le sol est jonché d'écorces de cacahuètes ! (sinon c'est 500€ d'amende si tu jetes des détritus dans la rue :)

Et pour finir le New Asia Bar, au 71 ème étage avec une vue panoramique magique



mardi 12 juin 2012

Singapour's nights - again !



Et oui sortir à Singapour la nuit, quand il ne fait plus qu'un très agréable 25°C, quand les petits quartiers s'animent, quand tu n'as pas à te lever le lendemain... C'est le pied !

Cette ville est très sympa, il y a plein de petits coins charmants comme Arab street ou les quais réaménagés, d'autres très vivants comme China town et little India, moi qui croyais n'y voir que des buildings sans âme je m'étais trompé ! :)

By the way, je devais rentrer en Europe demain MAIS ! mais j'ai regardé une carte et je me suis aperçue que j'étais juste à côté de l'Indonésie, eh eh ! Et si on allait y jeter un oeil me suis-je dit aussitôt :)